D’illustres propriétaires ; un passé prestigieux.
 

1787 , un an après que Marie-Antoinette se soit fait offrir sa ferme au «Hameau», à Versailles, Chartraire de Montigny fait construire « la ferme du Hameau », en hommage à la Reine, à côté de son château de Bierre ; c’est l’époque fastueuse où la propriété du « Trésorier des Etats de Bourgogne » est surnommée « le petit Versailles » !

 

Aux bouleversements de la Révolution succède l’installation au château et à la ferme d’un illustre Bourguignon : Gaspard Monge.
Et c’est à l’époque où la gloire de Napoléon est à son apogée, en 1810, qu’un de ces « soldats de l’An II », après s’être illustré sur les champs de bataille de la République et de l’Empire : Austerlitz, Iéna, Eylau, …et avoir accédé au titre de Général de Division, rachète la propriété de Bierre . Anobli par l’Empereur, nommé Inspecteur Général de l’Infanterie, élevé à la dignité de « Pair de France », le général Heudelet transforme la Ferme du Hameau en une exploitation modèle, citée au niveau national, crée le premier comice agricole du département et un haras réputé ; apprécié de la population, il sera Conseiller général du canton de Précy pendant 18 ans.
 

1847 – 1920 : le temps des Comtes de la Ferrière, également précurseurs dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage , le temps des débuts de la modernisation, des chasses à courre , de la « Belle Epoque »,…

Le temps des drames aussi ; 14-18 , la plus grande saignée de toute l’histoire des campagnes. Au château et à la ferme, on connaît aussi le prix de la guerre : deux des fils sur trois, jeunes officiers, « morts au Champ d’Honneur » . Le retour des « Poilus » marque de façon pathétique la fin du cauchemar.
 

1920 – 1939 : l’ « Entre Deux Guerres », la vie des campagnes et des villages, les foires et les fêtes, la transformation, toujours exemplaire de l’exploitation par les Comtes de la Gravière, les premiers congés payés , avec ces citadins descendus de leur tandem, pique niquant aux abords de la ferme …
 

Et puis, malgré le refus de  croire de ces hommes qui  pensaient avoir vécu la «  Der  des Der », de nouveaux  bruits de bottes, une  nouvelle tourmente : l’exode  … l’occupation, … les  réquisitions, … la  Résistance,  … et enfin, le  temps de la liberté !  

l’arrivée des Américains, les jeeps, l’accueil enthousiaste de la population, chewing gum et be-bop… , le retour du patron, prisonnier depuis cinq ans…

 

Les années 50 , le développement des transports et des techniques , les profondes mutations successives de la vie des campagnes et des villages…

Jusqu’à l’ aube du 21ème siècle…

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